Palmer, Nicklaus, Player et Trevino se racontent

Arnold Palmer, Jack Nickalus, Gary Player et Lee Trevino, quatre des plus grands noms de l’histoire du golf, étaient les invités de Rich Lerner à Golf Channel, cette semaine.

Comme prévu, Trevino a été le plus volubile, mais ils avaient tous des choses intéressantes à raconter.

Quand on leur a demandé quel était le tournoi majeur le plus difficile à gagner, les réponses ont différé. Selon Player, c’est l’Open de Grande-Bretagne à cause de la météo capricieuse, peu importe l’endroit où le tournoi est présenté. Palmer croit que le Masters est le plus dur à gagner à cause de la précision exigée sur chaque coup. Nicklaus et Trevino choisissent plutôt l’Omnium des Etats-Unis. «À cause de l’herbe longue et de la difficulté du parcours», précise le Golden Bear.

À noter que Nicklaus (18), Player (9), Palmer (7) et Trevino (6) totalisent pas moins de 40 victoires dans les tournois majeurs.

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Gary Player (9), Arnold Palmer (7), Jack Nicklaus (18) et Lee Trevino (6) ont remporté 40 victoires dans les tournois majeurs. Ils sont aussi devenus de très grands amis.

Voici les autres commentaires de nos quatre valeureux champions:

JACK NICKLAUS: «Mon plus bel accomplissement dans la vie, ce sont mes cinq enfants et mes 22 petits-enfants. Le golf est un jeu. La famille, à mes yeux, est ce qu’il y a de plus valorisant».

ARNOLD PALMER: «Mon père a été mon seul professeur. Il m’a tout enseigné. Il me disait: «Si tu ne réussis pas, tu pourras toujours revenir à la maison (Latrobe) et conduire le tracteur pour couper le gazon. Ce dont je suis le plus fier, c’est d’avoir gagné sous les yeux de mon père. Je conserve aussi un précieux souvenir de ma première victoire à Augusta en 1958».

GARY PLAYER: «Je n’ai jamais joué dans les rangs amateurs. Selon moi, l’élan importe peu. Ce qui compte, c’est le putting. Nous en sommes la preuve vivante. Nous avions des styles et des personnalités différentes, mais le même objectif. Je m’entraîne à tous les jours depuis 62 ans. C’est une promesse que j’avais faite à mon frère qui partait pour la guerre. J’y ai pris goût et je n’ai jamais abandonné».

LEE TREVINO: «Jack est celui qui m’a prodigué le plus de conseils à mes débuts dans le grand circuit. Ma plus belle victoire, je l’ai remportée à l’Open des Etats-Unis de 1968 à Rochester. C’était mon premier titre majeur et il a véritablement lancé ma carrière. Après une ronde, il m’arrivait souvent de courir trois milles et Gary était souvent à mes côtés».

Palmer, Nicklaus et Trevino ont voyagé dans une roulotte et couché dans des petits motels à 25 piastres au début de leur carrière. Ils ont dû bucher pour réussir. Quant à Player, il s’est tapé d’interminables voyages entre Johannesbourg et tous les coins de la planète pour gagner sa croûte.

Le mot de la fin appartient à Nicklaus: «Nous étions tous de fiers compétiteurs désireux de l’emporter, mais nous étions aussi des amis et nous le sommes encore aujourd’hui».

Le respect et l’amitié, ça bat tous les trophées.