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Manning peut-il imiter John Elway?

mars
21
par dans À la Une, NFL
Peyton Manning

Peyton Manning avait l'embarras du choix

Une fois libéré par les Colts d’Indianapolis, Peyton Manning avait l’embarras du choix. Il a rendu visite à quelques équipes, dont les 49ers de San Francisco et les Texans du Tennessee, mais il a finalement décidé que Denver était la meilleure ville pour terminer sa carrière.

Manning aura 36 ans samedi et il se remet de quatre opérations au cou. Ce n’est pas rien. Il n’a pas lancé un ballon dans une vraie partie de football depuis janvier 2011. Pourtant, même s’il doit repartir à zéro ou presque, il se croit encore capable de mener son équipe au Super Bowl et il pense que ses chances d’y arriver seront meilleures dans l’uniforme des Broncos.

Après 14 ans dans la NFL, il doit savoir ce qu’il fait. Probablement qu’il aurait aimé jouer toute sa carrière dans la même ville, imitant ainsi Roger Staubach à Dallas, Terry Bradhaw à Pittsburgh ou Bart Starr à Green Bay, mais les choses ne se déroulent pas toujours comme le veut dans le merveilleux monde du sport, même pour les plus grandes stars. Parlez-en à Guy Lafleur!

Au football, il suffit de penser à Joe Montana ou à Brett Favre. Quatre fois vainqueur du Super Bowl avec les 49ers, Montana a été forcé de compléter sa carrière à Kansas City. Favre, lui, a traîné son baluchon au Minnesota et à New York après que les Packers lui eurent logiquement préféré Aaron Rodgers, plus jeune et plus fringant.

On pourrait aussi parler du grand Johnny Unitas qui a terminé sa carrière sans éclat à San Diego après avoir été longtemps le coeur et l’âme des Colts de Baltimore.

UN GRAND RISQUE

Quand ils ont vu que Manning était disponible, les Broncos n’ont pas hésité un seul instant à rejeter le jeune Tim Tebow sur les lignes de côté. Ils croient que leurs chances d’aller jusqu’au bout sont meilleures avec le grand Peyton et ils lui ont consenti immédiatement un contrat de 96 millions pour les cinq prochaines années. C’est beaucoup d’argent pour un joueur de son âge, mais ils ne devraient pas avoir trop de misère à rentabiliser leur investissement.

John Elway, aujourd’hui vice-président de l’équipe, a mené les Broncos à deux conquêtes du Super Bowl à l’âge de 37 et 38 ans. Il pense que Manning peut en faire autant, mais ça reste à voir. Ça dépendra beaucoup de son état de santé et du rendement de la ligne offensive des Broncos.

Manning a lancé 399 passes du touché durant sa carrière et il a gagné plus de 50 000 verges par la voie des airs. Ses exploits sur le terrain lui ont valu quatre fois le titre de joueur par excellence de la conférence américaine. Il a gagné le Super Bowl en 2007 et l’a perdu en 2010.

Il faut souligner que Manning a été victime de 32 interceptions à ses deux dernières campagnes. C’est beaucoup de ballons égarés et on a donc hâte de voir s’il pourra retrouver sa magie des beaux jours.

Le temps finit par rattraper tout le monde. Montana, Unitas et Favre sont de très bons exemples. Évidemment, toute l’Amérique serait devant la télé si Peyton devait affronter son frère Eli dans un prochain Super Bowl.

«Ce sera à moi et à mes coéquipiers de prouver que les Broncos ont fait le bon choix», dit-il.

WARD À LA RETRAITE

Pendant que Manning choisissait Denver comme nouveau domicile, Hines Ward tenait une conférence de presse à Pittsburgh pour annoncer sa retraite après 14 saisons dans l’uniforme des Steelers.

Il était très émotif quand il a remercié ses coéquipiers et les amateurs de football de la Pennsylvanie. Il n’était pas question pour lui de jouer pour une autre formation que les Steelers et il a décidé que le temps était venu de rentrer à la maison.

Ward a capté 85 passes de touché durant sa carrière et il a gagné plus de 12 000 verges par la voie des airs. Il a aussi été le joueur par excellence du 40e Super Bowl. Sa place semble assurée au panthéon du football dans le petit village de Canton, Ohio.

 
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Les anniversaires du mercredi 21 mars

mars
21
par dans Anniversaires
  • RONALDINHO, grande vedette du AC Milan, 32 ans.
  • CARLO BLANCHARD, professionnel de golf et analyste à RDS, 57 ans.
  • ERIK JOHNSON, défenseur de l’Avalanche du Colorado, 24 ans.
  • ÉRIC DESLAURIERS, des Alouettes de Montréal, 31 ans.
  • MANNY SANGUILLEN, ex-receveur des Pirates de Pittsburgh, 68 ans.
  • AL IAFRATE, ex-défenseur des Maple Leafs, 46 ans.
  • ADRIAN PETERSON, joueur étoile des Vikings du Minnesota, 27 ans.
  • JOS SARO, le plus vieux partisan des Yankees à Laval, 85 ans.
  • TOMMY DAVIS, ex-voltigeur des Dodgers, 73 ans.
  • MICHEL BINETTE, ancien des Patriotes de Saint-Laurent, 52 ans.
  • PAUL STEWART, ex-arbitre de la LNH, 57 ans.
  • ÉLAINE BIBEAU, skieuse de Rouyn-Noranda, 38 ans.
  • FRANCO SIRIANNI, professionnel de golf, 75 ans.
  • ED RONAN, ancien du Tricolore, 44 ans.
  • TERRY GRAY, ancien des As de Québec, 74 ans.
  • YVON LACHANCE, partisan du Canadien, 52 ans.
  • EARL SMITH, ancien recordman de la Ligue Dépression, 89 ans.
  • SHAWON DUNSTON, ancien des Cubs de Chicago, 49 ans.
  • GUY CHAMPOUX, sportif de Rouyn-Noranda, 55 ans.
  • TOM FLORES, ex-joueur et entraîneur des Raiders d’Oakland, 75 ans.
  • ÉRIC BEAUCHESNE, sportif de la Mauricie.
  • JULIE SAVIGNAC, de Richelieu-Yamaska.
  • JIM KYTE, ancien des Jets de Winnipeg, 48 ans.
 
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La fricassée du mardi

mars
20
par dans Potins
  • Les RANGERS et les Devils n’ont impressionné personne avec leurs combats de boxe PRÉMÉDITÉS, lundi soir, au Madison Square Garden. On croyait que cette époque était bel et bien révolue, mais il faut croire que non. Les bagarres, qu’on le veuille ou non, c’est vendeur aux Etats-Unis.
  • Quand on connaît la passion des gens de DENVER pour le football américain, on peut comprendre la joie des partisans des Broncos de voir arriver le grand PEYTON MANNING au Mile High Stadium. Le jeune TIM TEBOW offre certers un bon spectacle, mais sa feuille de route ne se compare pas à celle de l’ancien quart des Colts. J’y reviendrai dans une prochaine chronique.
  • Dix ans après avoir gagné les trophées Hart et Vézina dans l’uniforme du Canadien, JOSÉ THÉODORE fait du bon boulot devant le filet des Panthers de la Floride. Il se dit heureux à Miami et il aimerait sans doute terminer sa carrière sous les palmiers. Théo devrait atteindre le cap des 300 victoires, l’hiver prochain, malgré les problèmes vécus au sein de sa famille. Au dernier décompte, il avait 282 victoires en banque.
  • L’ailier droit PIERRE-ALEXANDRE PARENTEAU, qui deviendra joueur autonome le 1er juillet, devra y penser deux fois avant de quitter des coéquipiers aussi fiables que John Tavares et Matt Moulson, mais l’argent influencera sans doute sa décision finale.
  • MIKE KOMISAREK n’est pas de taille pour un bagarreur de la trempe de MILAN LUCIC. Il devrait commencer à le savoir.
  • En chute libre, les MAPLE LEAFS n’ont gagné que quatre de leurs 20 derniers matchs. Ils ont été lamentables dans leurs matchs contre Boston.
  • Voulez-vous me dire pourquoi le Lightning de Tampa Bay n’a pas été plus patient avec le gardien de but MIKE SMITH? Embauché comme joueur autonome l’été dernier, l’athlète de Kingston a remporté 32 victoires dans le chandail des Coyotes de Phoenix cet hiver. Il aurait sûrement aidé la cause de GUY BOUCHER durant les derniers mois.
  • Les HURRICANES de la Caroline ont peu de chances de prendre part à la valse printanière, mais ils continuent de lutter avec l’énergie du désespoir. Ils sont à l’image de leur entraîneur, un certain KIRK MULLER. Originaire de Kingston, comme Don Cherry et Doug Gilmour, Muller est un vrai de vrai.
  • Victime d’un AVC le 27 février, JEAN BÉLIVEAU devra se taper une période de réhabilitation à l’hôpital avant de rentrer à son condo de Longueuil. Les quatre femmes de sa vie ne manquent pas de l’encourager durant cette épreuve.
  • MICHEL THERRIEN a trouvé une jolie façon de parler de SIDNEY CROSBY. Il le compare à une Ferrari rouge vif. Sans doute que Michel aimerait pouvoir encore la conduire en évidant les nids de poule!
  • Deux autres clubs de golf ouvrent leurs portes aujourd’hui: Cowansville et Victoriaville.
  • Le rude SCOTT HARTNELL cadre bien dans le style de jeu des Flyers. C’est la deuxième fois qu’il dépasse le cap des 30 buts et il pourrait bien se rendre à 40.
  • GILLES PÉLOQUIN, originaire de Sorel, croit au retour du hockey junior majeur dans sa ville natale. Comme dirait JEAN PERRON, il y a loin de la coupe aux lièvres!
  • DAN QUINN, ex-coéquipier de Mario Lemieux à Pittsburgh, servait de caddie à ERNIE ELS lors du dernier tournoi de la PGA en Floride. Si on l’avait laissé faire, il aurait peut-être mieux joué que le grand Ernie sur les trois derniers trous…
  • C’est la deuxième fois en six ans que l’excellent EVGENI MALKIN atteint le cap des 40 buts. Il a également connu deux saisons de 30 buts.
  • ROGER H. LEGAULT, membre à vie du club Venise près de Magog, était présent au match du 31 décembre 1975 entre le Canadien et les étoiles de l’Armée Rouge. Il souligne un point intéressant: aucun joueur de la Russie ne lançait de la droite.
  • Une grande TOILE pour diviser le Stade olympique en deux lors de certains événements: pourquoi pas? Un toît amovible: oui, très bien, mais à quel prix?
  • JACQUES B. CÔTÉ, de Ronor International, ne cesse de signer des autographes depuis son passage dans l’Univers de FRANCE BEAUDOIN.
  • Si ça continue comme ça, il va faire pas mal chaud cet été! Et ce n’est pas moi qui vais s’en plaindre.
  • ROBERT LEGAULT se défend bien sur le ondes de CFLX (95,5 FM), la radio communautaire en Estrie. Robert est un grand amateur de hockey et il a longtemps été associé à la Ligue nord-américaine.

LE MOT D’HUMOUR

Coluche: «Le métier de politicien n’est pas difficile. Tu fais cinq ans de droit et tout le reste de travers!»

 
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Josh, Vincent et Monsieur Molson

Josh Gorges

Josh Gorges met le doit sur le bobo

Il se dit beaucoup de choses durant une saison de hockey. Plus souvent qu’autrement, c’est du vent, du bla-bla, du remplissage pour les carnets de notes des journalistes.

Il y a cependant une déclaration qui a retenu mon attention, il y a environ un mois. Elle venait de Josh Gorges, un des plus valeureux guerriers du Canadien en cette saison à oublier.

Gorges a dit en gros: «Il existe une tradition d’excellence à Montréal et nous ne la respectons pas du tout».

Selon moi, cette déclaration bat toutes les autres et elle mérite d’être répétée à tous les membres de l’organisation du Canadien, à commencer par le président Geoff Molson.

Qu’on le veuille ou non, le Canadien de Montréal n’est pas une équipe comme les autres. Son passé prestigieux en fait une source de fierté pour la majorité des Québécois et pour des millions d’amateurs à travers l’Amérique et ailleurs dans le monde.

On ne parle pas ici des Blue Jackets de Columbus, des Predators de Nashville, du Wild du Minnesota ou des Panthers de la Floride. On parle d’une dynastie qui revendique 24 conquêtes de la coupe Stanley, dont une quinzaine entre le milieu des années 1950 et la fin des années 1970.

L’organisation l’a si bien compris qu’on se sert encore souvent des Glorieux pour faire la promotion du Bleu Blanc Rouge. Ce qui fait dire à plusieurs que les meilleurs joueurs du Canadien depuis une quinzaine d’années sont justement les ANCIENS CANADIENS!

Geoff Molson n’a pas besoin qu’on lui fasse un dessin. Si le Canadien n’est pas à l’abri des difficultés dans une ligue où on prêche plus que jamais la parité, il n’a pas non plus le droit de s’enliser dans la médiocrité et de laisser tomber ses partisans.

Car c’est bien là qu’on est rendu. Cette équipe qui n’a rien cassé depuis la conquête inespérée de 1993 a atteint le fond du baril et la remontée sera douloureuse, d’autant que la relève à Hamilton est quasi-inexistante. Au cas où vous ne le sauriez pas encore, les Bulldogs de Clément Jodoin connaissent autant de déboires que le grand club et n’alignent aucun joueur susceptible de s’imposer tout de suite dans la LNH.

DAMPHOUSSE AUX COMMANDES?

Geoff Molson aura besoin de réfléchir longuement et de consulter tous ses contacts avant de choisir son prochain directeur général. Il n’a pas le droit de se tromper car il en va de l’avenir de l’équipe durant les dix ou 15 prochaines années.

Le nom de Vincent Damphousse revient de plus en plus souvent dans les conversations. Serait-il capable de relever un aussi grand défi? Sans doute, mais à condition d’être entouré par des hommes de hockey très compétents. Il faudrait aussi lui laisser le temps de placer ses pions avant de lui sauter au collet!

Certains verraient un homme comme Pierre Lacroix à la direction du Canadien. Sa feuille de route est impressionnante, mais il serait étonnant qu’il accepte de quitter Denver pour sauter dans cette galère. À 64 ans, «Gros Pierre» profite d’une semi-retraite bien méritée.

Une fois que le nouveau directeur général du Canadien sera nommé, il faudra accorder la même attention à l’embauche du prochain entraîneur. Les candidats sont peut-être plus nombreux qu’on le pense.

Pourrait-on accorder une deuxième chance à Michel Therrien ou à Guy Carbonneau? Ce n’est pas impensable, mais peu probable.

Patrick Roy serait-il capable de garder son sang-froid en dirigeant une bande de professionnels? Il y aurait sans doute des étincelles.

Exilé en Suisse, Bob Hartley sauterait à pieds joints sur l’occasion si on lui faisait signe, mais il se retrouverait avec une équipe qui ressemblerait davantage à celle qu’il avait sous la main à Atlanta.

Guy Boucher accepterait-il de quitter Tampa pour rentrer au bercail? Steve Yzerman ne le laissera pas tomber à la première occasion.

Benoît Groulx a-t-il suffisamment d’envergure pour diriger le Canadien? Dans les rangs juniors, il a fait aussi bien que Pat Burns, Claude Julien ou Alain Vigneault.

Dites donc, monsieur Molson, ça en fait des choses à penser!

 
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