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Mon ami Baloune

novembre
13
par dans Général

Dans la vie, il y a les gens ordinaires, les vedettes, les fausses vedettes et ceux que j’appellerais les «personnages».

Mon ami Jacques Côté, «Baloune» pour les intimes, appartient à la dernière catégorie.

Natif de Drummondville, Jacques vient de fêter ses 70 ans, mais on ne lui donnerait pas son âge même si le poids des années commence faire son oeuvre. Il n’a rien perdu de sa joie de vivre, de son sens de la répartie et de son sens de l’humour. Le temps qu’il lui reste, il veut en savourer chaque seconde.

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Jacques B. Côté, responsable des relations publiques chez Ronor International, est un personnage unique et un conteur extraordinaire.

Baloune est aussi un fabuleux conteur, dans le style de Fred Pellerin, Jean-Marc Parent ou Michel Barrette. Combien de fois je l’ai vu prendre le plancher et voler la vedette avec ses histoires abracadabrantes?

Un soir qu’on célébrait la retraite de Réjean Bergeron à la salle John-Molson, il était tellement en forme que Michel Beaudry a déclaré: «Ne me faites plus jamais passer au micro après ce gars-là!»

À la belle époque de l’Auberge Orford, Jack formait un trio délirant avec son ami d’enfance Bob Martimbeault et Jean-Claude Tremblay, ex-défenseur du Canadien et des Nordiques.  Chaque soir (ou presque), c’était la fiesta.

Depuis une trentaine d’années, notre joyeux pistolet vend des montures de lunettes pour Ronor International. Le genre de gars qui pourrait vendre des frigidaires aux Esquimaux. «Quand tu as mené une vie comme la mienne, que tu as presque tout vu et tout essayé, le métier de vendeur devient relativement facile, explique-t-il. Il suffit de connaître le point faible de ton client et de l’exploiter au maximum. Un jeu d’enfant».

Baloune devient absolument intarissable quand il raconte sa jeunesse à Drummondville, ses aventures dans la Ligue de baseball Senior du Québec, ses 400 coups au motel Cardin, sa longue amitié avec René Angelil ou son séjour de 18 mois à Haïti où il a joué de la musique pour Jean-Claude Duvalier.

Il a longtemps été «drummer» et il a encore la musique dans la peau. Cet automne, il a fait un retour sur les planches dans le cadre du festival de jazz de Sutton. Il formait un quatuor avec Michel Donato (une de ses idoles), Marc Bolduc et Jean-Jacques Beauchamp. Il était rouillé, mais il s’est amusé comme un p’tit fou.

«Nous avons tous les quatre 70 ans et plus. On pourrait donc nous appeler le quatuor 280! dit-il le plus sérieusement du monde. J’espère qu’on va récidiver».

Même s’il n’avait pas touché à la grosse caisse et aux cymbales depuis belle lurette, il n’était pas trop nerveux: «Tu prends deux scotchs doubles, pis tu fonces!»

Si Jacques B. Côté n’existait pas, il faudrait l’inventer.

 
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