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LEMAIRE: «Jamais une équipe aussi unie que celle de 1976»

NORTH PALM BEACH— La première fois que j’ai vu jouer JACQUES LEMAIRE, c’était au vieux Chicago Stadium durant l’hiver 1968. Encore aux études, j’étais là avec un groupe de partisans du Canadien et je me souviens très bien que Coco avait marqué deux buts dans une victoire relativement facile sur la troupe de Billy Reay.

Le Canadien avait toujours une bon club dans ce temps-là et des joueurs comme Lemaire, Savard, Vadnais ou Vachon devaient faire leurs classes chez les Apollos de Houston avant de graduer avec le grand club.

Jacques Lemaire a marqué 427 buts avec le Canadien: 366 en saison régulière et 61 dans les séries de la coupe Stanley. Il a aussi accumulé 998 points et participé à la conquête de 8 coupes Stanley. Pourtant, son chandail ne flotte pas au plafond du Centre Bell.

Cinquante ans plus tard, j’étais sur un terrain de golf de Miami Lakes avec l’ancien numéro 25, auteur de 366 buts en saison régulière et huit fois champion de la coupe Stanley en 12 ans de carrière. Pas pire moyenne!

Encore en grande forme à 72 ans, Lemaire parle avec passion du sport qui l’a rendu célèbre. Grand ami de LOU LAMORIELLO, il épie les faits et gestes des Maple Leafs et se rend à Toronto une fois par mois pour faire rapport à son supérieur immédiat.

À Miami, nous avons discuté de hockey pendant au moins cinq ou six heures. Coco connaît la Ligue nationale sur le bout des doigts et ses commentaires sont toujours intéressants. Je vous offre ses meilleures déclarations.

  • ENTRE HENRI ET BÉLIVEAU: «Je roulais en auto sur la rue Sainte-Catherine lorsqu’Eddy Palchak est venu m’annoncer que je restais avec le grand club. Un de plus beaux moments de ma vie. Je me souviendrai toujours de mon premier match au FORUM. C’était contre

    Jacques Lemaire a le plus grand respect pour son premier capitaine, un joueur et un homme exceptionnel.

    Détroit. J’étais assis entre Henri Richard et Jean Béliveau pendant que GORDIE HOWE bataillait pour la rondelle le long de la rampe. Je n’arrivais pas à croire ce qui m’arrivait. TOE BLAKE a crié:«Jacques, you’re next». J’ai pensé qu’il voulait m’envoyer sur la patinoire, mais il s’adressait à JACQUES LAPERRIÈRE!»

  • LA PLUS BELLE CONQUÊTE: «Je ne vivrai pas assez vieux pour oublier notre victoire contre les Flyers (en 4 matchs) en 1976. Je n’ai jamais vu une équipe aussi soudée que celle-là. Avant le début de la série, SERGE SAVARD nous a dit: «Les gars, le hockey s’en va dans la mauvaise direction avec les Flyers. Si vous voulez faire quelque chose pour le hockey, c’est le temps ou jamais». Nous étions tous prêts à aller à la GUERRE».

    Serge Savard a su motiver ses coéquipiers avant la série contre les Flyers.

  • LE SYSTÈME DE FRED SHERO: «Je n’ai jamais cru au système de Shero. Les Flyers étaient champions à cause de L’INTIMIDATION et de Bernard Parent. Je ne pense pas que Parent soit dans la même classe que Roy ou Brodeur, mais il a été dominant durant les deux conquêtes des Flyers».
  • LA SÉRIE DU SIÈCLE: «J’aurais aimé participer à la Série du siècle, mais il y avait alors plein de bons joueurs de centre à travers la ligue. Les RUSSES formaient toute une machine de hockey. Nous aurions dû les battre le 31 décembre 1975, mais TRETIAK a fait la différence (match nul de 3-3). Pour pouvoir les vaincre, il fallait les pourchasser sans relâche dans leur zone, puis revenir en vitesse pour prêter main forte à nos défenseurs».
  • LE COACHING: «J’ai eu autant de plaisir à jouer qu’à être entraîneur. Pour être un bon coach, il faut bien connaître chacun de ses joueurs et savoir les MOTIVER. Je suis fier de ce que j’ai accompli au New Jersey et au Minnesota. En 2003, le Wild a réussi un tour de force en éliminant l’Avalanche avec une équipe beaucoup moins talentueuse. J’avais demandé à mes joueurs de gagner au moins une partie. Nous en avons gagné une, puis une deuxième, une troisième et nous avons finalement gagné la série en prolongation sur un but d’Andrew Brunette. Dans les playoffs, il faut y aller UN MATCH À LA

    Par sa façon de contrôler le jeu, Wayne Gretzky a révolutionné le hockey. Il avait des yeux tout le tour de la tête.

    FOIS et ne jamais regarder trop loin en avant. Autrement, tu te mets trop de pression sur les épaules».

  • LEMIEUX OU GRETZKY: «Deux joueurs complètement différents. Gretzky avait des yeux tout le tour de la tête et il a révolutionné le hockey par sa façon de jouer. Lemieux possédait aussi un talent fou et je pense qu’il a atteint son plein potentiel après avoir joué avec Gretzky dans le tournoi Coupe Canada (1987). Il a compris ce qu’il devait faire pour atteindre les plus hauts sommets».
  • LE HOCKEY D’AUJOURD’HUI: «On m’a souvent accusé d’avoir inventé la TRAPPE, mais la majorité des équipes

    Mike Babcock, entraîneur des Maple Leafs, est un champion du hockey offensif.

    utilisent aujourd’hui cette formule. Le jeu est très rapide, les joueurs sont plus gros et les patinoires ont toujours les mêmes dimensions. J’aime beaucoup la prolongation à 3 contre 3 et la fusillade. Je pense même qu’on devrait jouer plus longtemps à 3 contre 3… en saison régulière».

  • LES MAPLE LEAFS: «Ils offrent un très bon spectacle aux gens de Toronto. MIKE BABCOCK insiste beaucoup sur le jeu offensif. Matthews, Marner, Nylander et Kadri sont ses chefs de file. La brigade défensive est meilleure depuis l’acquisition de Ron Hainsey et FREDERIK ANDERSEN est un très bon gardien de but.
  • GILLES SAINT-ONGE: «J’ai grandi à LaSalle et j’allais voir jouer les Maroons dans le vieil aréna de Lachine. Mon rêve, c’était de jouer un jour aussi bien que Gilles Saint-Onge. J’ai beaucoup appris sous les ordres de PHIL DALGLEISH même si je ne savais pas un mot d’anglais. Il vit aujourd’hui à Vancouver et il a 90 ans. Je l’ai appelé l’an passé pour lui dire merci. Je pense qu’il a beaucoup apprécié».
  • Merci, M. Lemaire.

JEUDI SOIR DANS LA LNH

  • Les Penguins ont remporté une victoire de 5-3 sur la patinoire du Centre Bell. PATRIC HORNQVIST a été le meilleur avec deux buts et une passe. Malkin a ajouté son 40e et Kessel son 29e. TRISTAN JARRY n’a repoussé que 17 tirs pour mériter la victoire.

    James Reimer, un ancien des Leafs, a brillé de tous ses feux pour blanchir les Bruins 3-0.

  • En Floride, JAMES REIMER a fêté son 30e anniversaire de naissance en bloquant 46 rondelles et il a blanchi les Bruins 3-0. Une grosse victoire pour les Panthers dans la course aux séries. Ekblad, Bjustad et VINCENT TROCHECK ont réussi les buts des Panthers. Celui de Trocheck était son 27e de la saison, son 13e en avantage numérique.
  • CAM ATKINSON a réussi le tour du chapeau pour procurer une victoire de 5-3 aux Blue Jackets à Philadelphie. Une 6e de suite pour la troupe de JOHN TORTORELLA.
  • L’Avalanche a gagné 4-1 à Saint-Louis pour augmenter ses chances de participer aux séries. NATHAN MacKINNON (34-35) et MIKKO RANTANEN (24-25) ont marqué deux buts chacun pour les visiteurs.
  • Nashville a arraché une victoire de 3-2 en Arizona. KEVIN FIALA a réussi le but gagnant en début de troisième et PEKKA RINNE a repoussé 32 tirs pour enregistrer sa 39e victoire de la campagne. Le Finlandais est parmi les meilleurs avec une moyenne de 2,25.
  • Les Jets ont écrasé les Blackhawks 6-2. KYLE CONNOR a été le meilleur avec deux buts. PAUL STASTNY a inscrit son 15e et PATRIK LAINE a participé au pointage pour un 14e match d’affilée.

    Anze Kopitar: une soirée de 4 points contre Détroit.

  • Les Kings ont disposé des Red Wings 4-1. ANZE KOPITAR a été l’étoile du match avec le but gagnant (29e) et trois passes.
  • Les Maple Leafs ont gagné 5-2 à Buffalo. JAMES VAN RIEMSDYK a réussi deux autres buts. Ça lui en fait 5 en deux parties et 31 pour la saison. Marleau a inscrit son 23e et le réserviste CURTIS McELHINNEY a bloqué 38 tirs.
  • Les Capitals ont démoli les Islanders 7-3 sur la patinoire de Brooklyn. T.J. OSHIE a été le meilleur avec deux buts.
  • À Bay Hill: Le grand HENRIK STENSON n’a eu besoin que de 20 coups roulés et il a réussi 5 birdies de suite pour jouer 64 en première ronde du tournoi ARNOLD PALMER. Quand il tombe «dans la slot», il est dur à battre. TIGER est à 4 coups de la tête…. MAUDE-AIMÉE LEBLANC, de Windsor, a joué 69 en première ronde à PHOENIX, ce qui lui vaut une égalité en 9e place. BROOKE HENDERSON a joué 72.

Le mot d’humour

L’ordinateur, c’est comme la prostate. Avec le temps, t’as des problèmes de connexion et de débit. Il n’y a alors qu’une seule solution: changer de souris!»

Les anniversaires du 16 mars

  • CURTIS GRANDERSON, des Mets de New York, 37 ans.
  • MAURICE LECLERC, pionnier du tennis au Québec, 89 ans.
  • BRIAN MULLEN, ancien des Rangers, 56 ans.

    Louis Robitaille fait du bon boulot à la barre des Tigres de Victoriaville. Plus jeune, il a joué pour le Rocket de Montréal et les Bears de Hershey.

  • LOUIS ROBITAILLE, entraîneur des Tigres de Victoriaville, 36 ans.
  • ISABELLE HUPPERT, actrice française, 65 ans.
  • JEAN COURNOYER, ex-animateur de radio et ancien ministre du Travail, 84 ans.
  • JEAN-PIERRE LASALLE, célèbre boucher de Joliette, 77 ans.
  • CHUCK MUNCIE, ex-vedette des Chargers, 65 ans.
  • HOLLIS STACY, ex-golfeuse de la LPGA, 64 ans.
  • DUANE SUTTER, ancien des Islanders, 58 ans.
  • SYLVAIN SAINT-CYR, de Bromptonville, 58 ans.
  • DON PERRY, ex-défenseur à New Haven et Long Island, 88 ans.
  • KURT RUSSELL, acteur américain, 67 ans.

    Jason Pitt est un des meilleurs joueurs de la Ligue Senior AAA.

  • AL MacADAM, ancien des North Stars, 66 ans.
  • JASON PITT, joueur étoile à Saint-Léonard-d’Aston, 25 ans.
  • MARY DEROS, sport amateur.
  • NICOLE ARPIN, de Rosemère.
  • SABRINA SILLA, soccer.
  • FRANÇOIS TESSIER, de Repentigny.
  • RENÉ COLLIN, de Saint-Donat, 81 ans.
  • PIERRE HAMELIN, de l’Ile-Bizard, 70 ans.
  • DANNY AINGE, ancien des Celtics, 59 ans.
  • ISABELLE LAMONTAGNE, de Rivière-des-Prairies, 40 ans.
  • SAMMY WHITE, ancien de la NFL, 64 ans.
  • PIERRE LAVIGNE, des JSH.

 

 
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