Guerre froide sur la patinoire + échos de la LNH

44 ans plus tard, on parle encore de la Série du siècle

CHÂTEAU CHAMPLAIN— Que faisiez-vous le 28 septembre 1972 lorsque Paul Henderson a donné la victoire au Canada avec la complicité d’Yvan Cournoyer et de Phil Esposito?

La majorité des Canadiens d’un certain âge se souviennent de ce moment figé dans l’histoire et de l’endroit précis où ils se trouvaient lorsque le joueur des Maple Leafs a trompé la vigilance de Vladislav Tretiak sur son propre retour de lancer. Le but du siècle!

Au cas où vous ne le sauriez pas encore, les héros de la SÉRIE DU SIÈCLE feront le tour du pays entre le 2 et le 10 septembre pour partager leurs souvenirs avec des milliers d’amateurs de hockey. Les rencontres auront lieu à Montréal, Winnipeg, Vancouver et Toronto. Pour en  savoir plus à ce sujet, il suffit de cliquer sur: teamcanada1972.ca

J’ai pris tellement de notes durant la conférence de presse que je ne sais pas trop par où commencer. En voici une partie:

KEN DRYDEN: «Je ne suis pas du genre à vivre dans le passé, mais tu peux parfois retourner en arrière et apprendre des choses. C’est en plein ce qui se produit depuis que nous avons eu notre première séance à Saint.Catharines. Plus les gars parlent et plus on découvre des choses. Il y a plein d’anecdotes derrière la grande histoire».

Ken Dryden: des souvenirs plein la tête.

Ken Dryden: des souvenirs plein la tête.

PAT STAPLETON: «Qui aurait dit qu’on parlerait encore de cette série 44 ans plus tard? C’est sûrement parce que la Série du siècle a frappé l’imaginaire de tout un peuple. Les conférences seront divisées en trois périodes. Je pense que les gens auront beaucoup plaisir à nous entendre. Ils auront aussi la chance d’intervenir».

YVAN COURNOYER: «On détestait les Russes autant qu’on pouvait détester les joueurs des autres équipes de la Ligue nationale. J’ai gagné 10 coupes Stanley, mais la Série du siècle demeure mon plus beau souvenir. On m’en parle encore à tous les jours».

SERGE SAVARD: «Cette victoire représente tout ce qu’il est possible de réussir si on travaille en équipe. Nous avons gagné les trois derniers matchs à Moscou et nous avons même effacé une déficit de deux buts dans la dernière période. Émotivement, c’est impossible d’aller plus haut. Je n’aurais jamais pensé que Bobby Clarke et Phil Esposito pourraient devenir mes amis!»

PHIL ESPOSITO: «J’ai fait six voyages en Russie depuis la Série du siècle et je peux vous dire que les Russes n’ont jamais oublié cette série. Partout, on nous demande des photos pour les grands-parents. Nos rivaux ont vécu une expérience inoubliable et nous aussi. En tout cas, nous avons compris l’importance de bien s’entraîner. Au début, c’était une série entre deux puissances du hockey, mais c’est vite devenu une GUERRE entre deux systèmes de vie».

Phil Esposito a fait six voyages à Moscou depuis la Série du siècle.

Phil Esposito a fait six voyages à Moscou depuis la fameuse Série du siècle.

KEN DRYDEN (encore): «Il ne faut pas oublier que la série avait lieu au beau milieu de la Guerre froide entre les Russes et le reste du monde. Il y avait deux champs de bataille: la course dans l’espace et les compétitions sportives. C’est pourquoi les Russes attachaient autant d’importances aux Jeux olympiques et à cette Série du siècle. Ça explique aussi l’engouement du peuple canadien».

PETE MAHOVLICH: «À chaque fois que Serge Savard parle de mon but à Toronto en désavantage numérique, il faut que je lui donne 20 piastres! Sérieusement, je suis très fier d’avoir participé à cette série. Si Bobby Hull et Dave Keon avaient été là, je n’aurais pas pu jouer».

PHIL ESPOSITO (encore): «J’ai eu plusieurs discussions avec Alexander Yakushev. Il ne parle pas anglais et je ne parle pas le russe. Après cinq ou six verres de vodka, nous commençons à bien nous comprendre!»

YVAN COURNOYER (encore): «Une fois, Tretiak était de passage à Montréal. Comme nous avions cinq heures à tuer entre deux rendez-vous, je l’ai invité à la maison. Je lui ai même passé un costume de bain et il sauté dans ma piscine. Imaginez, un Russe dans ma piscine!»

À suivre…

TROIS EN LIGNE POUR LE CANADIEN

  • Très belle victoire du CANADIEN contre Tampa Bay, mardi soir. En vedette: le trio de TOMAS PLEKANEC (2 buts), Brendan Gallagher et Alex Galchenyuk. Ils ont obtenu 14 tirs au but. Troisième gain d’affilée pour BEN SCRIVENS.
  • STEVEN STAMKOS n’a obtenu qu’un seul tir au bout pour les visiteurs. On me dit que le torchon brûle entre JON COOPER et son joueur étoile. À Toronto, on rêve à Stamkos nuit et jour.
  • ROGATIEN VACHON, ancien joueur étoile du Canadien et des Kings, est en deuil de son épouse NICOLE.

    Rogatien Vachon est en deuil de son épouse Nicole.

    Rogatien Vachon est en deuil de son épouse Nicole.

  • Les KINGS ont massacré les Bruins 9-2 à Boston. MILAN LUCIC a eu droit à une ovation à son retour à Beantown.
  • MARTIN JONES, des Sharks, a réussi 33 arrêts pour blanchir les Blackhawks 2-0 sur la patinoire de Chicago.
  • Après avoir retiré le chandail de MARTIN BRODEUR, les Devils ont vaincu les Oilers 2-1. ADAM HENRIQUE a marqué son 18e et il a préparé le but gagnant de REID BOUCHER.
  • À Buffalo, REILLY SMITH et Jussi Jokinen (3 points chacun) ont mené les Panthers à une victoire de 7-4. 17e de JAROMIR JAGR.
  • Les DUCKS ont gagné 4-1 à Philadelphie. RICHARD RAKELL a marqué deux buts pour les visiteurs.
  • MARCUS JOHANSSON a salué son retour au jeu avec trois points et les Capitals l’ont emporté 5-3 à Nashville. 31e d’Ovechkin. FILIP FORSBERG a marqué deux fois pour les Predators.
  • Quelques heures après avoir échangé DION PHANEUF, les Maple Leafs ont perdu 4-3 à Calgary. JONAS HILLER a été très solide devant le filet des Flames.
  • À Denver, le grand JACOB MARKSTROM a bloqué 29 rondelles dans un gain de 3-1 des Canucks.
  • Les STARS ont gagné 4-3 au Minnesota sur un but de JONH KLINGBERG.
  • À Saint-Louis, MARK SCHEIFELE a marqué au 4e tour de la fusillade pour donner la victoire aux Jets.
  • À Columbus, CAL CLUTTERBUCK a tranché en tirs de barrage en faveur des Islanders
  • À venir: d’autres échos de mon passage au Château Champlain et au Centre Bell.