Les grandes rivalités dans le monde du sport

Les amateurs de hockey -loin d’être heureux par les temps qui courent- parlent encore souvent de l’immense rivalité qui a opposé le Canadien aux Nordiques de Québec pendant plus de 15 ans, plus précisément de l’automne 1979 au printemps 1995.

Une rivalité qui soulevait les passions et occasionnait souvent des chicanes de famille, spécialement durant le temps des Fêtes. Après la messe de minuit, parfois même avant, le p’tit Jésus était vite oublié dans sa crèche avec les rois mages. On n’en avait que pour les Tremblay, Carbonneau, Nilan, Goulet, Stastny, Roy et Bouchard. Sans oublier Jacques Lemaire, Jean Perron et Michel Bergeron, l’enfant terrible déporté sous les remparts tout gris.

Le Tigre n’avait pas son égal pour mettre le feu aux poudres et remplir les carnets des journalistes. Paraphrasant Maurice Duplessis, il avait déclaré un jour: «Le ciel est bleu et l’enfer est rouge!»

C’était aussi la guerre entre deux brasseries: Molson d’un bord et O’Keefe de l’autre. Quelques années plus tard, on allait assister à la fusion des deux géants du houblon.

Cette animosité a culminé lors du tristement célèbre match du Vendredi Saint. Elle a aussi entraîné des débordements pas trop jolis à voir, tant sur la patinoire que dans les gradins ou sur la galerie de presse. Comme si nos vies dépendaient d’une victoire du Canadien ou d’une défaite des Nordiques…

Claude Bédard, ex-chroniqueur au Journal de Québec, affirme qu’il n’y a jamais eu de plus grande rivalité que celle-là. Bien sûr, il faut respecter l’opinion d’un «vieux sage», mais permettez-moi de mettre les choses en perspective.

J’ai retracé pour vous plein de rivalités qui ont soulevé les passions autant, sinon plus que celle entre Québec et Montréal. En voici quelques exemples:

AU HOCKEY

1- CANADIEN-BOSTON: les deux équipes se détestent depuis les beaux jours du Rocket, d’Elmer Lach, de Milt Schmidt et de Léo Labine. Elle a atteint son paroxysme durant les années 1970 et 1980. La Flanelle contre les Big Bad Bruins.

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Les exploits de Maurice Richard et son caractère bouillant ont donné naissance à la rivalité Canadien-Bruins.

2-OILERS-FLAMES: la bataille de l’Alberta est plus vivante que jamais. Seuls les acteurs ont changé.

3- RANGERS-ISLANDERS: parlez-en à Denis Potvin, à Mike Bossy, à Phil Esposito ou à Carol Vadnais. Potvin se faisait huer copieusement chaque fois qu’il posait les pieds sur la patinoire du Madison Square Garden: Potvin sucks!

4- BLUES-BLACKHAWKS: une rivalité naturelle qui s’apparente à celle qui sévit depuis presque 100 ans entre les Cards et les Cubs.

5- RED WINGS-AVALANCHE: vous ne vous rappelez pas les épisodes impliquant Scotty Bowman, Marc Crawford, Chris Chelios et Patrick Roy?

6- FLYERS-PENGUINS: les deux équipes de la Pennsylvanie se font la guerre depuis l’époque des Big Bad Bruins.

7- CANADIEN-TORONTO: une rivalité qui remonte presque à la bataille des plaines d’Abraham. Elle a été particulièrement vive entre 1944 et 1978 alors que les deux formations s’affrontaient souvent durant le calendrier régulier et dans les séries de la coupe Stanley. C’était vraiment la guerre entre les «Pea Soups» de Montréal et les «Têtes carrées» de Toronto.

AU BASEBALL

  1. YANKEES-RED SOX: sans doute la rivalité la plus féroce du sport professionnel. Elle fait rage depuis les beaux jours de Ted Williams et de Joe DiMaggio. Le Big Apple contre la Nouvelle-Angleterre. Deux riches organisations avec de fidèles partisans. L’Empire du mal contre Beantown.

    ted et joe

    La rivalité Yankees-Red Sox a vraiment pris son envol durant les années 1940. Au coeur de l’action, il y avait Ted Williams et Joe DiMaggio, deux athlètes plus grands que nature.

  2. DODGERS-GIANTS: la croisade a commencé à Ebbets Field et au Polo Grounds avant de se transporter à Los Angeles et à San Francisco à la fin des années 1950.
  3. CUBS-CARDS: les Cubs n’ont pas gagné la Série mondiale depuis une éternité (104 ans), mais ils redoublent d’ardeur chaque fois qu’ils affrontent leurs rivaux du Missouri.
  4. ORIOLES-NATIONALS: une bataille différente pour le marché de la capitale nationale.
  5. METS-PHILLIES: une autre lutte épique entre New York et Philadelphie. Elle été engendrée par les Jim Bunning, Richie Ashburn, Tug McGraw, Bud Harrelson, Lenny Dykstra, Richie Allen et Johnny Callison.

AU FOOTBALL

  1. GREEN BAY-CHICAGO: les Packers et les Bears se font la guerre depuis 1921 et encore plus depuis les beaux jours de George Halas et de Vince Lombardi. Toute la magie de Lambeau Field et du Soldier Field.
  2. COWBOYS-REDSKINS: Tom Landry, George Allen, Roger Staubach et Joe Theismann… Team America contre les méchants Peaux Rouges. Aujourd’hui: Tony Romo contre R.J. III.
  3. GIANTS-EAGLES: deux grosses machines et deux gros marchés rapprochés dans des Etats voisins.
  4. PATRIOTS-JETS: le prolongement pur et simple de la guerre Yankees-Red Sox.
  5. ARMY-NAVY: ça dure depuis 1890.
  6. RAVENS-STEELERS: ça fait boom!
  7. RAIDERS-49ers: la bataille de la baie de San Francisco.

AILLEURS

  1. CELTICS-LAKERS: Suffit de penser à Larry Bird et à Magic Johnson.
  2. CELTICS-76ers: Bill Russell et Wilt Chamberlain.
  3. REAL MADRID vs BARCELONE.
  4. BRÉSIL vs ARGENTINE.
  5. ALLEMAGNE-ANGLETERRE.
  6. MANCHESTER UNITED vs LIVERPOOL.
  7. USC contre UCLA.
  8. ESPAGNE-PORTUGAL.
  9. CHELSEA vs ARSENAL.
  10. FERRARI contre le reste du monde.

P.S. Bien sûr, il y a aussi les rivalités individuelles. J’y reviendrai dans une future chronique.

Les anniversaires du jeudi 15 novembre

En passant

  • LORENA OCHOA, ex-championne de la LPGA, 31 ans.
  • HELEN KELESI, ex-joueuse de tennis, 43 ans.
  • JEAN-LUC CARON, du club de golf Longchamp, 72 ans.
  • CHRIS TERRERI, ex-gardien des Devils, 48 ans.
  • JONATHAN VILLENEUVE, coureur de Lafontaine, 26 ans.
  • SERGE CÔTÉ, annonceur des Olympique de Gatineau, 55 ans.
  • MICHEL CADIEUX, trot et amble, 40 ans.
  • ROLLAND ARPIN, ancien joueur des Rangers de Drummondville, 58 ans.
  • DANIEL BRAULT, d’Hydro-Québec, 50 ans.
  • MAXIME RICHARD, petit-fils du Rocket.
  • MARCEL BARRIEAU, trot et amble, 66 ans.
  • PETULA CLARK, ex-vedette de la chanson, quatre fois 20 ans.

Bettman devrait écouter Sid The Kid

Sidney Crosby vient de sortir de son mutisme. Le joueur étoile des Penguins souhaite que ce conflit ridicule se termine au plus coupant et il déplore l’attitude intransigeante des propriétaires.

«Si ça continue, tout le monde sera perdant dans cette histoire, a-t-il déclaré mardi. Les propriétaires ne semblent nullement pressés de régler. Ce n’est pas leur gagne-pain. Ils ont d’autres entreprises et d’autres chats à fouetter. Les joueurs, eux, veulent négocier et joueur au hockey».

sidney

Sidney Crosby est sorti de son mutisme, mais il serait étonnant que Gary Bettman tienne compte de ses doléances.

Crosby ajoute que les joueurs ne céderont pas sur la question des contrats déjà signés. C’est une question d’argent, bien sûr, mais c’est aussi une affaire de principe et cela semble être la cause principale de dissension entre les deux groupes.

Il faut se rappeler que les joueurs ont encaissé une baisse de salaire de 24 pour cent la dernière fois et qu’ils ont été forcés d’accepter le plafond salarial. On leur demande maintenant de faire d’autres concessions parce que les propriétaires ne sont pas capables de s’autodiscipliner.

Gary Bettman devrait écouter les doléances du joueur le plus populaire de la ligue, mais on doute qu’il le fasse. Il s’est mis dans la tête de «casser le syndicat» et il continuera d’adopter la ligne dure, peu importe ce qu’en pense Crosby ou tout autre joueur. Le détestable petit dictateur de Manhattan est en croisade et il ne veut rien savoir.

Ce lock-out commence à donner des boutons à tout le monde. Si jamais on décidait d’annuler la saison complète, cela causerait un tort irréparable au hockey, spécialement dans les marchés les plus fragiles (Nashville, Miami, Phoenix, Long Island, Columbus, etc…).

On risque de s’aliéner des milliers, voire des millions d’amateurs. Qui réussira à faire comprendre à Bettman qu’il n’est pas «plus gros que la game»?

Il faudrait aussi qu’on explique à M. Bettman que le hockey est quatrième dans les sports majeurs aux Etats-Unis et qu’il vient derrière Nascar, les quilles et le poker dans certains Etats du sud.

On peut aussi comprendre la réaction de Ted Lindsay, fondateur de l’Association des joueurs avec Doug Harvey, Dollard Saint-Laurent et quelques autres à la fin des années 1950. Il fut un temps où la formule C liait un joueur à son équipe pour le reste de ses jours. Il devait aussi pratiquer son sport pour un salaire dérisoire pendant que les propriétaires s’en mettaient plein les poches.

En 2012, le salaire moyen des joueurs de hockey frise les 2,4 millions. On les a gâtés et on veut maintenant leur couper les vivres. Essayez donc d’enlever un bonbon à un enfant quand il a commencé à le manger…

Bonne journée quand même.

Les anniversaires du mercredi 14 novembre

En passant

  • CURT SCHILLING, ex-lanceur des Phillies, des Red Sox et des Diamondbacks, 46 ans.
  • ROD SEILING, ex-défenseur des Rangers, 68 ans.
  • BRUCE CLINE, un Grand du sport à Drummondville, 81 ans.
  • MURRAY OLIVER, ancien joueur de centre des Bruins de Boston, 75 ans.
  • BRYAN WATSON, ex-défenseur du Canadien, 70 ans.
  • AARON BROTEN, ancien des Devils du New Jersey, 52 ans.
  • DON LEVER, ancien des Canucks de Vancouver, 60 ans.
  • SYLVIO BÉLANGER, professionnel de golf à Montmagny, 64 ans.
  • WILLIE HERNANDEZ, ex-releveur des Tigers de Détroit, 58 ans.
  • MARTIN DEMERS, des JSH, 31 ans.
  • AUDREY LAVALLÉE, de Laval, 42 ans.
  • Me YVES MAYRAND, juge à la retraite, 77 ans.
  • SIMON BEAUDRY, de Brossard, 28 ans.
  • XAVIER NADY, ancien des Yankees, 34 ans.
  • JEAN-RENÉ GIGUÈRE, trot et amble, 82 ans.
  • JIMMY PIERSALL, ex-voltigeur des White Sox, 83 ans.