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N’allez pas pleurer sur ma tombe

septembre
2
par dans Général, Potins

Suite au décès de Carol Vadnais, nous avons tous le coeur plein de larmes. Pourtant, la vie continue. Permettez-moi de vous rappeler les paroles d’un vieux sage:

«N’allez pas pleurer sur ma tombe. Je ne suis pas là, je ne dors pas. Je suis les mille vents qui soufflent, le scintillement des cristaux de neige, la lumière qui fait briller les champs de blé, la douce pluie de l’automne, l’éveil des oiseaux dans le calme du matin, l’étoile qui brille dans la nuit.

La mort: il y a plein de vie là-dedans.

La mort: il y a plein de vie là-dedans.

«Relâchez-moi, laissez-moi partir. Ne pleurez pas en pensant à moi. Soyez plutôt reconnaissants pour les belles années que nous avons passées ensemble. N’allez pas sur ma tombe pleurer. Je ne suis pas là, je ne dors pas».

Je suis pas mal certain que Vad nous dirait la même chose.

Lorsque je pense à Carol, je le revois en train de signer des autographes sur le trottoir avant la fermeture officielle du vieux Garden de Boston, à la fin des années 1990. Les partisans des Bruins ne l’avaient pas oublié. Cela avait été une soirée absolument magique avec la présence des Bobby Orr, Raymond Bourque, Normand Léveillé, Milt Schmidt, Fern Flaman et autres légendes des Bruins.

Rapido du lundi

  • RDS (le Réseau des Sports) fête aujourd’hui ses 25 ans. Un toast aux pionniers et à tous les artisans de la station.
  • S’il y a un homme qui est profondément touché par la mort de Carol Vadnais, c’est son grand ami SERGE SAVARD. Les deux hommes étaient comme des FRÈRES. D’ailleurs, le grand Serge a vécu dans la maison de la famille Vadnais quand il est arrivé de LANDRIENNE (Abitibi) pour faire tenter sa chance dans l’organisation du Canadien, au début des années 1960. Un de mes plaisirs était de les voir se «tirer la pipe». Du bonbon!

    Serge Savard et Carol Vadnais étaient des amis depuis plus de 50 ans. Ils étaient comme des frères.

    Serge Savard et Carol Vadnais étaient des amis depuis plus de 50 ans. Ils étaient comme des frères.

  • Je suis un peu étonné, voire assommé, par le NOMBRE DE RÉACTIONS suite à mon article sur le décès de Carol Vadnais. Les commentaires fusent de partout. Même s’il a fait carrière aux États-Unis, Carol avait visiblement de nombreux admirateurs au Québec et plusieurs amis dans le monde du golf.
  • JEAN-GUY TALBOT, de Trois-Rivières, a été l’entraîneur de Vadnais chez les Rangers.
  • DOMENIC FAZZIOLI, propriétaire du resto La Cantina, en est un autre qui digère mal le départ de son ami Carol. Les deux hommes étaient ensemble environ 300 jours par année.
  • JOSE BAUTISTA, des Blue Jays, a cogné la longue balle à ses cinq dernières parties, mais son équipe est encore à 10 matchs de la tête.
  • Après avoir vendu sa maison de Magog, CLAUDE RAYMOND est en train de rénover sa résidence de Saint-Luc. À 77 ans, Frenchie est plus actif que jamais. Rita le garde en forme!
  • Bonne chance à DAVID FOUCAULT chez les Panthers de la Caroline et à LAURENT DUVERNAY-TARDIF chez les Chiefs de Kansas City. Foucault est un produit des Carabins de Montréal tandis que Duvernay-Tardif a fait ses classes chez les Redmen de McGill.
  • MICHEL SIMARD n’a permis que trois petits coups sûrs et il a passé 10 frappeurs dans la mitaine pour mener les BLUE SOX de Thetford-Mines à une victoire de 4-1 contre Victo. Le deuxième match de la série demi-finale a lieu ce soir à Thetford. Dans l’autre série, SAINTE-THÉRÈSE a pris une avance de 1-0 en allant battre les Castors à ACTON VALE.

    Michel Simard a brillé de tous ses feux dans la dernière victoire des Blue Sox de Thetford-Mines.

    Michel Simard a brillé de tous ses feux dans la dernière victoire des Blue Sox de Thetford-Mines.

  • MARIO LANGLOIS a profité de son récent séjour en Outaouais pour s’entretenir avec DANIEL BRIÈRE, Sylvain Saint-Laurent, Patrick Lavoie, Vincent Dunn et l’homme fort HUGO GIRARD.
  • GUY ÉMOND est encore une fois hospitalisé dans le secteur de Repentigny. Je me joins à ses anciens lecteurs pour lui souhaiter un prompt rétablissement.

    Guy Émond est encore hospitalisé.

    Guy Émond est encore hospitalisé.

  • Tu veux faire de l’argent? Lâche FACEBOOK, ferme ton ordinateur, lève ton cul et va travailler!
  • ANNIE BENAYOUN, de Groupe Voyage Idéal, est en deuil de sa maman. Les funérailles ont eu lieu à PARIS, la semaine dernière. Annie est aussi affectée par le décès de CAROL VADNAIS qu’elle a bien connu lors d’un voyage des Anciens Canadiens au MAROC.
  • La Ligue CONTINENTALE de hockey a perdu trois équipes: le SPARTAK de Moscou, les Lions de PRAGUE et une équipe de DONETSK. Elles seront remplacées par le Lata de TOGLIATTI, le HC Sotchi et le Jokerit d’Helsinki.
  • Trop d’absents au prochain CHAMPIONNAT DE QUÉBEC, mais on devrait quand même en faire un succès.
  • En apprenant la mort de Carol Vadnais, MARC DE FOY a déclaré simplement: «Que Dieu l’accueille dans son club de hockey».
  • MATT KUCHAR, un des golfeurs les plus populaires de la PGA, est affecté pour sa part par la mort d’ANGELA BENNETT, jeune épouse de son caddie de longue date LANCE BENNETT. Kooch avait les larmes aux yeux quand il a cogné sa première balle au tournoi de la Deutsche Bank, en banlieue de BOSTON.
  • ROBERTO MANAGO, restaurateur du West Island, est en deuil de son père. Décidément, c’est une très mauvaise semaine pour bien du monde.
  • Vieillir est obligatoire tandis que MATURER est optionnel.
  • Longue vie à la CLINIQUE MÉDICALE DES PAPETIERS et bravo à RAPHAËL FRANCOEUR pour la revilatisation du centre-ville de Windsor.
  • FRED JACQUET, président de Chronogolf à Gatineau, a été baptisé le GRAND FANAL DE PARIS!

Le mot d’humour

Lorsque j’ai une décision difficile à prendre, je me demande toujours ce que le Christ ferait à ma place et je finis par prendre un verre avec une douzaine de disciples!

 
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Carol Vadnais est mort; nous sommes tous sous le choc

septembre
2
par dans Hockey
  • Combien de fois je lui ai rendu visite à son petit bureau de la rue Bergar?
  • Combien de fois nous avons festoyé ensemble à La Cantina avec Jean-Guy, Robert et Mimo? 700 fois, 800 fois, mille fois? Ça n’a plus aucune importance.
  • Combien de fois nous avons discuté de sport et de la vie en général sur la terrasse de son magnifique condo de l’Ile-Patton en buvant les meilleurs vins d’Italie et en grillant les meilleurs cigares de Cuba?
  • Sans compter nos joyeuses escapades à Hilton Head, à Boston, à Augusta ou à Cape Cod.
  • Combien de fois il m’a parlé de sa belle Raymonde, l’amour de sa vie? Comment elle lui manquait.
  • Combien de fois il m’a répété: «Rousseau, il nous reste moins de Noëls qu’avant»? À cause de la maladie qui le rongeait petit à petit, je savais très bien ce qu’il voulait dire.

    Carol Vadnais en compagnie de son ancien capitaine Jean Béliveau. Le Grand Jean est lui aussi très malade.

    Carol Vadnais en compagnie de son ancien capitaine Jean Béliveau. Le Grand Jean est lui aussi très malade.

Notre grand ami Carol Vadnais est mort du cancer, dimanche matin, dans un Centre de soins palliatifs de Laval. Vingt-cinq jours avant de fêter ses 69 ans. Après un sursis de cinq ou six ans, la maladie est revenue, plus vicieuse et virulente que jamais. À la fin, il n’existait plus aucun poison pour empêcher le grand C de faire son oeuvre.

Cela nous rappelle encore une fois que ne nous sommes qu’un «petit grain de sable dans l’immensité de l’univers».

Son heure de gloire

Je connais Vad depuis le début des années 1970. Durant la saison estivale, le solide défenseur des Bruins s’arrêtait dans la petite salle de rédaction de la rue Port-Royal pour saluer Jacques Beauchamp et ses jeunes journalistes. Puisque nous avions une passion commune pour le golf et pour la vie, nous nous sommes vite liés d’amitié.

Carol était comme la majorité des hockeyeurs de son époque: une force de la nature, talentueux, bon patineur, sûr de ses moyens, un gars d’équipe et un bon vivant. Natif du quartier Ahuntsic, il aurait bien aimé passer toute sa carrière dans l’uniforme du Canadien, mais son destin était ailleurs.

En juin 1968, une couple de mois après avoir aidé les Glorieux à gagner la coupe Stanley, il était réclamé par les misérables Golden Seals de la Californie. Pendant environ quatre ans, il a ensuite mangé son pain noir en «patins blancs» avec l’équipe de Charlie O. Finley avant de passer aux Big Bad Bruins dans une transaction impliquant Reggie Leach, future vedette des Flyers.

C’est un peu comme s’il avait gagné le gros lot à la 6/49. Pendant trois ans et demi, il a joué pour une équipe qui faisait la pluie et le beau temps et il s’est lié d’amitié avec des athlètes comme Bobby Orr, Phil Esposito, Gerry Cheevers, Eddie Johnston, Wayne Cashman, Johnny Bucyk, Derek Sanderson, John McKenzie, Eddie Westfall et Gary Doak.

Combien d’histoires et d’anecdotes  il m’a racontées au sujet du fameux Number Four? Son admiration était sans bornes pour le meilleur défenseur de tous les temps parce que Bobby Orr, mis à part son talent exceptionnel, était avant tout «one of the boys».

«Si j’avais joué avec Bobby pendant 10 ans, j’aurais accumulé assez de points pour être élu au Temple de la renommée», disait-il souvent.

Échangé aux Rangers

À l’automne 1975, dans un hôtel de Vancouver, Vad a eu la surprise de sa vie lorsque Don Cherry a cogné à sa porte tôt le matin pour lui annoncer qu’il était échangé aux Rangers avec Phil Esposito en retour de Brad Park, Jean Ratelle et un certain Joe Zanussi. Kaboom!

Avec l’aide de son avocat, il a insisté pour toucher sa prime de départ, puis il a bouclé sa valise et il a déménagé dans le Big Apple où il a aidé les Rangers de Fred Shero à atteindre la finale de la coupe Stanley. C’est d’ailleurs lui qui a marqué le dernier but contre Ken Dryden, au printemps 1979.

Carol a complété sa carrière au New Jersey avec Herb Brooks et Joel Quenneville, mais la passion n’y était plus après 17 ans sur les glaces de la LNH. De retour à Montréal, il a dirigé brièvement le Canadien Junior, puis il est devenu recruteur pour le Canadien sous la gouverne de son grand ami Serge Savard.

Quand il allait voir un match de hockey, il faisait exactement comme Jean-Claude Tremblay, recruteur en Suisse. Il surveillait et analysait soigneusement les joueurs en se fiant à leur numéro de chandail, puis il faisait son rapport au grand Serge. Il a joué un rôle majeur dans la transaction qui a amené Pierre Turgeon et Vladimir Malakhov à Montréal.

Le grand ménage de 1995, quelques semaines avant le départ tragique de Patrick Roy, lui a fait très mal au coeur. Ce n’était quand même pas sa faute si le Canadien avait amorcé la saison avec quatre défaites. Il en a voulu longtemps au président Ronald Corey. Par la suite, il n’a jamais eu la même attitude envers l’équipe de son enfance. La cicatrice était profonde.

Trop jeune pour prendre sa retraite, il s’est recyclé en agent immobilier et il a connu beaucoup de succès à Laval avec son associé et ami de longue date Jean-Pierre Proulx. Je le trouvais amusant lorsqu’il parlait de ses transactions immobilières et de ses pieds carrés. Plus drôle encore quand il avait une prise de bec avec ses copains Fazzioli, Pilon et Blanchette. La chanson des «Copains d’abord» leur collait parfaitement à la peau. Parfois, ça discutait fort, mais leur amitié était inébranlable.

Je ne suis que de passage

Le printemps dernier, je me suis douté que l’état de santé de Carol se détériorait lorsqu’il a renoncé à son membership au club Islesmère en disant que son nerf sciatique le faisait trop souffrir. Il n’avait plus le même entrain et restait souvent seul à la maison. Heureusement, l’oncologue Jacques Laplante veillait sur lui comme s’il avait été son propre fils.

Comme tout le monde, Carol avait peur de la mort, ce grand inconnu. À la blague, il disait qu’il y a peut-être un terrain de golf au ciel et qu’il finira peut-être par jouer une partie avec Tiger Woods. Au plus fort de sa maladie, il avait encore le sens de l’humour. Voilà un homme que nous n’oublierons jamais.

À la radio, Renée Martel chante «Je ne suis que de passage dans ce monde…» en reprenant les paroles de son papa. Au hasard du temps, voilà une chanson de circonstances.

Mes plus vives condoléances à Michèle Vadnais, sa fille unique, à son gendre Alain Journeault, à leurs deux enfants, Ariane et Alexis, ainsi qu’à tous ses parents et amis. Je vous préviendrai lorsque j’aurai les informations concernant les obsèques.

Vad, tu peux maintenant aller rejoindre ta belle Raymonde. Repose en paix, mon ami!

 

 

 

 
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Les anniversaires du mardi 2 septembre

septembre
2
par dans Anniversaires
  • MARIO TREMBLAY, ancien ailier droit du Canadien, 58 ans.
  • JIMMY CONNORS, champion de tennis, 62 ans.
  • GLEN SATHER, patron des Rangers, 71 ans.
  • TERRY BRADSHAW, ancien quart-arrière des Steelers, 66 ans.
  • GERARD GALLANT, nouveau coach des Panthers, 51 ans.
  • GUY LALIBERTÉ, président du Cirque du Soleil, 55 ans.
  • STÉPHANE MATTEAU, ancien joueur des Rangers, 45 ans.
  • PETER UEBERROTH, ancien commissaire du baseball, 77 ans.
  • ERIC DICKERSON, ex-vedette de la NFL, 54 ans.
  • DOUG SMAIL, ancien joueur des Canucks, 57 ans.
  • YVES COLLIN, de Montréal-Concordia.
  • JASON BLAKE, ancien joueur des Maple Leafs, 41 ans.
  • CLAUDE BOUCHER, ex-député de Johnson, 72 ans.
  • SAMI SALO, défenseur du Lightning, 40 ans.
  • MICHEL BELHUMEUR, ex-gardien des Flyers, 65 ans.
  • GIUSEPPE CORNELI, restaurateur de Montréal.
  • TORRIE ROBERTSON, ancien joueur des Whalers, 53 ans.
  • NICK THEODORAKIS, soccer.
  • ROGER LEBLOND, statisticien.
  • CAROLE LEMOINE, sportive de Magog.
  • HÉLÈNE PÉLOQUIN, de Windsor.
  • REX HUDLER, ancien joueur des Expos, 54 ans.
  • CARMEN DESLAURIERS, des JSH.
 
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Les anniversaires du lundi 1er septembre

septembre
1
par dans Anniversaires
  • NATHAN MacKINNON, joueur étoile de l’Avalanche, 19 ans.
  • BRIAN BELLOWS, ancien joueur du Canadien et des North Stars, 50 ans.
  • STÉPHANE TALBOT, directeur de golf à Marrakech, 48 ans.
  • AL GEIBERGER, premier golfeur de la PGA à jouer une ronde de 59, 77 ans.
  • ALAN HAWORTH, recruteur des Capitals, 54 ans.
  • ANDRÉ HARVEY, membre à vie du club Rivermead, 72 ans.
  • MARTIN BISAILLON, d’Aetios Productions.
  • BOB BRODRICK, ancien médecin des Expos, 85 ans.
  • RICO CARTY, ancien voltigeur des Braves, 74 ans.
  • JEAN-GILLES GAGNON, ancien directeur des sports à Lachine, 73 ans.
  • RAYMOND FONTAINE, des Alouettes, 34 ans.
  • GUY BRISSETTE, ancien président de l’ATAQ, 67 ans.
  • GARRY MADDOX, ex-voltigeur des Phillies, 65 ans.
  • MITSOU GÉLINAS, éditrice et animatrice, 44 ans.
  • DAVE LUMLEY, ancien joueur des Oilers, 60 ans.
  • KEITH CLEARWATER, vétéran de la PGA, 55 ans.
  • MICHEL LABONTÉ, boxe et trot et amble.
  • BRETT HEARN, stock car, 56 ans.
  • FERNAND MOUSSEAU, ex-employé du Centre Bell, 81 ans.
 

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© 2013 André Rousseau